« Quand j’ai commencé, il y a 25 ans, collectionner était encore romantique mais plus maintenant. […] Aujourd’hui, c’est devenu un business et les garanties ne sont qu’une partie de l’équation » observe Philippe Ségalot, un conseiller auprès des collectionneurs d’art contemporain. Le mois de mai marque le début de la saison des enchères à New York et aujourd’hui, plus que jamais, l’art est devenu une marchandise internationale.

Malgré la crise économique, le marché de l’art, et plus particulièrement celui de l’art contemporain, est considéré comme un investissement sûr offrant une valeur élevée et un retour sur investissement encore plus important. Beaucoup de nouveaux collectionneurs considèrent l’art comme un investissement et demandent à des conseillers de leur prédire comment évolueront leurs investissements dans le temps. Cette année, encore plus d’acheteurs ont fait des propositions d’achat avant les ventes aux enchères, renforçant ainsi la fièvre spéculative.

Si le marché de l’art apparaît plus fort que jamais, des critiques dénoncent toutefois cette pratique de réserver les œuvres en amont, transformant les ventes aux enchères en système pré arrangé. Cette pratique conduit à s’interroger sur le type de marché qui est en train de se mettre en place et sur ses effets sur l’ensemble des acteurs du système, galeries, collectionneurs et artistes.

Pour consulter l’article : http://www.nytimes.com