« Les activités qui sont bonnes en elles-mêmes sont bonnes pour l’économie, et les activités qui sont mauvaises sont mauvaises pour l’économie. Le seul sens compréhensible de ‘bénéfice économique’ est la contribution, directe ou indirecte, de l’activité au bien-être des citoyens ordinaires » soulignait l’économiste John Kay, dans un article paru en 2010, dans le Financial Times. La contribution du monde des arts et de la culture à la société a souvent été évaluée à l’aune du mythe des retombées économiques. Toutefois, est-il possible de mettre une valeur sur la culture et si oui, comment ? Peut-on évaluer la culture en dehors des indicateurs financiers ?

Le premier écueil serait de fragmenter les bénéfices des activités culturelles au lieu de les considérer comme un tout, qu’il s’agisse de bénéfices sociaux, éducatifs, économiques ou encore diplomatiques. La clef serait donc de penser la valeur de l’activité culturelle en terme de contribution au bien être global de la société et non en terme de retombées strictement économiques.

Les dirigeants politiques devraient considérer la culture dans cette perspective et réaffirmer sa valeur extra-économique. Au-delà du soutien financier, le monde des arts et de la culture a besoin d’un soutien public ferme réaffirmant la valeur intrinsèque de cette activité.

Pour consulter l’article : http://www.theguardian.com